Le Moribana, apparu au XIXème siècle, est en
évolution permanente. Tout en s'affranchissant des règles
strictes des styles traditionnels, il reste sous-tendu dans son esprit
par les mêmes principes de base. On peut distinguer deux styles
principaux, le Chizenka ou style naturel et le Djyuka ou style libre.
- Faire une composition naturelle en Ikebana, c'est avant tout
rechercher les plantes qui poussent dans une couche analogue de
végétation et, en respectant les saisons, c'est
rechercher un mariage heureux et harmonieux entre les
différentes fleurs du bouquet.
Extrait de l'article de Marette Renaudin paru dans la revue Esprit Bonsaï - n°2 - 07/03 (tous droits réservés)
Tanoshi desu je suis content, en français. En ikebana, tanoshi est la notion fondamentale pour comprendre le Djyuka (djyu : libre et ka : fleurs - styles, d'où style libre). La traduction littérale ne reflète pas tout à fait le tanoshi. A l'écoute de ce mot japonais, tout à coup un sourire nous monte tout droit du cœur et va pouvoir remplir notre journée d'une sorte d'allégresse bien assise réveillant notre sens créatif de la vie. Ce tanoshi ne veut pas dire " satisfait ", où tout est clos et déjà derrière soi ; il conduit dans ce sentiment d'ouverture qui pousse notre être loin devant. ...
Selon la texture et la configuration des végétaux : ligne, surface et masse sont les trois principes de bases que l'on retrouve. Le principe directeur du bouquet s'appuie toujours sur une de ces données.
Le vert est la couleur homogène concernant tous les paysages végétaux de la nature. Un style libre se crée en respectant l'harmonie des couleurs qui défilent dans le spectre de l'arc-en-ciel et la notion des couleurs primaires et complémentaires a toute son importance, comme dans la peinture. L'artiste peut choisir ensuite d'utiliser des tons contrastés ou en camaïeu pour la composition."
Extrait de l'article de Marette Renaudin paru dans la revue Esprit Bonsaï - n°4 - 11/03 (tous droits réservés)